En Russie
L'histoire se déroule actuellement durant les mois de février et mars 1930.
Réouverture
Après un an, Koldovstoretz réouvre ses portes et devient Mother Russia.
Choses à savoir
300 mots minimum ▲ pas de limite de comptes ▲ un rp minimum toutes les trois semaines ▲ français correct exigé.

 ::  :: Deuxième étage :: Infirmerie Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Les gueules cassées. (Alexandra)

avatar
Elena Lavrovna
Elève à Koldovstoretz
Pseudo : poisson rouge.
Parchemins : 25
Dengi : 52
Crédits : most wanted + orkuti.

Âge : la vingtaine d'année; l'époque des résistants trop audacieux, ceux qui ouvrent grand les yeux.
Surnom : Lena; tout le monde la surnomme Lena.
Portrait : Jennifer Lawrence.
Statut marital : on frôlerait la vieille fille; aussi vierge qu'Iphigénie sacrifiée; tout amour brûlé. célibataire.
Emploi : étudiante en dernière année de formation aux soins magiques. en stage à l'hôpital Patriarkh.
Maison : Izumrud; la sirène émeraude qui a donné sa voix et a perdu ses dents. créature presque fragile qui se fond dans les flots.
Allégeances : Ursa Major; l'espoir usé qu'on tricote comme on peut.
Baguette : baguette fait vingt-quatre centimètres, en bois de padouk d'asie. Son coeur est fait de poils de domovoï.
Chaudron magique : famille: père; leonid.
mère; oustina (décédée en 1923).
frère; vadim.
tante paternelle; varvara.
cousines paternelles; xenia et antonina.

amis: mary mckenzie; membre de la SZL.
vladimir GRIBOÏEDOV ; membre de la SZL.

ennemis: igor ryjov; le conflit éternel.

connaissances: M'BALI DIMBOKO; potentielle taupe.

Voir le profil de l'utilisateur
20/7/2018, 13:45

mES PHALANGES SUR TA

GUEULE D'ANGE


feat. Alexandra Inanova.



Il était gonflé, son oeil. La poche violacée descendait de celui-ci; presque naturellement. Comme si celui-ci s'était mis à fondre au soleil. La raison en était bien moins chaleureuse; c'était loin d'être semblable à la blessure fatale mais divine de l'astre. Enfin, la douleur s'était tout de même calmée depuis le jour où l'incident s'était déroulé, trois jours plutôt. L'incident s'appelait Alexandra Ivanova. La peste, dite et réputée, de l'école sans conteste. Une tempête de sable chaud qui tourbillonnait avec la fureur des foules. Cet après-midi là, tout s'était passé très vite. Peut-être trop. Comme s'ils étaient tous devenus animaux; seulement dictés par l'instinct primitif de leur propre défense. Au point d'oublier. Oublier de prendre le temps. Le temps de se faire du mal, de se confronter, se regarder les yeux dans les yeux, la main sur le coeur puis les poings sur le corps. On oublie trop vite pourquoi on fait du mal. Mais Elena tentait de n'avoir aucune sensation de culpabilité, et ce malgré toute la bienveillance pacifiste qui débordait sciemment de ses lèvres. Sasha soutenait la Main Noire et cela suffisait pour se déculpabiliser de tout mal qu'on lui infligeait. C'était stupide. Et en dépit de tous ses défauts, Lena n'avait pas celui de la bêtise et dès qu'elle repensait à l'incident, elle se reprochait le moindre des coups qu'elle avait porté à l'étudiante. Ca avait commencé par une provocation, comme il y en avait tant à l'école, lancée par un paumé qui voulait déglinguer la morale, et l'achever à la hache. Sasha, traîtresse comme son salaud de frère. Une insolence du même genre. Peut-être même plus violente. Elle brandit sa baguette et c'est là que Lena apparaît pour dévoiler la sienne. Expelliarmus. Simple désarmement, pour calmer le jeu, apaiser les flammes, éteindre l'incendie de colère. Mais les étincelles jaillissent, on en vient aux mains quand le débordement est trop fort, et c'est les principes qui flambent, toute l'intégrité. Sasha, incontrôlable. Effet papillon, le battement d'ailes qui provoque la tornade. Infime. Rien qu'un geste. Parfois même rien qu'un mot. Des fois, il suffit même d'une pensée pour faire tout exploser.

Elle ne ressentait plus rien; ou à peine plus. Après l'incident, le sermon des professeurs, et un passage discret à l'infirmerie, Lena avait repris comme à son usure sa plume et du papier pour tout raconter son père, Leonid. Une habitude plus ou moins fâcheuse que sa mère lui avait enseigné lorsqu'elles partaient toutes deux en voyage pour Moscou. Habitude qu'elle n'avait pas eu le courage de délaisser à la mort de mère, une manière futile de rester en contact, peut-être? De s'en donner l'illusion réconfortante, du moins. Pourtant, ça lui piquait toujours la poitrine. Maman n'était plus là pour relire ses courriers, corriger une tournure maladroite, ou une orthographe douteuse. Maman n'était plus là pour rien du tout. Elle s'endormit tôt pour balayer l'idée de maman, de l'injustice, et de toute la rancoeur qui devait animer cette pauvre Sasha. Sentiment de pitié qui se dispersa dans les étoiles de la nuit: pour ne laisser place qu'au visage estompé de maman, comme toujours. Connerie. Alors à deux heures du matin, dans la sueur des cauchemars, à semi-éclairée par le croissant de lune, elle se hissa hors de ses draps, s'accouda à son balcon, ouvrit le boîtier vert et doré retrouvé dans les sacs de maman et en extirpa une cigarette du monde moldu. Il en restait dix, toutes appartenant à maman. Quand elle manquait trop fort, c'était un souvenir fugace. Celui de la mort dans les poumons, mais du meurtre de maman. Quand le boîtier se tarissait de ces souvenirs abîmés, Lena recherchait dans tout l'appartement de nouveaux paquets que maman planquait partout pour fumer en cachette. Connerie. Réveil. Six heures du matin. Petite robe blanche à fleurs bleues sous sa longue robe noire de sorcière; direction l'infirmerie comme tous les vendredis.

J'ai commencé mon stage à Patriarkh, mais j'ai peur d'être déboussolée, peut-être pourrais-je venir vous aider ici? De temps en temps, pour voir deux façons d'aborder ce métier. En quelque sorte. Hésitations et politesse s'entremêlaient comme le parfum fruité et l'odeur du tabac froid sur la silhouette vague d'Elena. Ce mini-stage frôlant l'enseignement particulier et officieux à l'infirmerie ne l'excusait en rien d'absence en cours, mais à son vendredi matin qui lui était libre et à la majorité des heures de déjeuner, Lena se retrouvait là, pour apprendre de l'infirmier ou le remplacer; à l'exception des urgences. Les onze heures approchèrent à grand pas, et il y avait seulement deux, ou trois élèves assoupis et cachés derrière leur paravent, ce qui laissait l'infirmerie bordée dans un calme reposant. De sa voix rauque et grave, monsieur Stanylas le vieil homme à la barbe grisée par les années, qui lui servait de figure d'autorité, lui avoua crever de faim; ce à quoi Lena répondit comme il l'était prévisible, Vas-y, je me suis préparée des sandwichs, ne t'en fais pas. Je t'appelle si j'ai un problème. Bon appétit !

Il n'en fallut pas plus pour que l'étudiante se retrouve à croquer dans ses tranches de pain de mie molle, le regard vide planté sur le journal entrouvert dont elle lisait distraitement les gros titres. Histoire de. La vérité, c'était qu'elle était perdue dans ses pensées. A craindre leur pouvoir, même. Alors, dans ce silence fragile, elle tournait les pages du quotidien en avalant avec effort les derniers morceaux d'un déjeuner foireux. D'habitude, l'on toquait toujours à la porte quand on venait demander de l'aide, ici. Pas là. Non. C'était la même tornade qui emportait tout sur son passage, la même catastrophe naturelle. Alexandra. « Alexandra? Oh mon dieu, il fallait vraiment que... », ce soit toi. Voilà; les mots que Lena éclipsa dans son râle, soupir exaspéré de la gamine trop sage; celle qui prenait un dieu pour sien et qui l'accusait encore une fois d'un malheur malchanceux. Elle esquissa un sourire intimidé à son interlocutrice, avant de lui désigner du bout des doigts le fauteuil large et gris qui trônait dans la pièce, en face du bureau, et à l'entrée du grand dortoir. « Ecoute Sasha, je ne veux pas te mettre mal à l'aise mais je gère l'infirmerie pendant les pauses de monsieur Stanyslas. Il ne viendra qu'en cas d'urgence. Tu as mal où? C'est grave? ». Se relevant du lit des patients sur lequel Lena s'était tantôt assise en balançant ses jambes en l'air, elle s'écarta du petit réfectoir et saisit du tiror d'un bureau le dossier d'Inanova. Un, puis deux coups d'oeil rapides avant de reporter son regard sur la jeune femme. Elle était belle, Sasha. Indéniablement. De grands yeux bleus, une blondeur pâle qui rappelait la lune, des lèvres pulpeuses comme sculptées pour en faire une délicate bouche rose et entrouverte. La gueule d'une louve, oui. « Je vérifie simplement tes antécédents médicaux, d'accord? Tu t'es encore battue? Ca ne m'étonnerait pas. », grinça Elena entre ses dents, la mâchoire contractée et l'expression ferme, neutre. Comme un vif rappel, elle se toucha l'oeil coloré sur lequel on lui avait fait violence. Face à face. Sans griffes, sans dents, seul le regard intransigeant. « Je t'en prie. Raconte-moi tout. »



made by pandora.






Revenir en haut Aller en bas
avatar
Aleksandra I. Ivanova
Elève à Koldovstoretz
Pseudo : Yiiie.
Parchemins : 215
Dengi : 297
Double comptes : Irina V. Romanovna.
RP disponibles : 4/4.
Crédits : tumblr (avatar) + ASTRA (sign).

Âge : vingt-deux ans.
Surnom : Sasha.
Portrait : Margot Robbie.
Statut marital : célibataire.
Emploi : élève à Koldovstoretz, formation défense magique, en stage à la Douma.
Maison : sapfir, forever.
Allégeances : la Main Noire, à la demande de sa famille.
Baguette : Palissandre des Indes et son coeur est en écaille de Zmey.
Chaudron magique :
Famille

Igor et Tatiana, mes parents.
Maksim, mon frère en fuite.
Ioulia, ma soeur cracmol et malaimée.

Ennemis

Maria G. Raspoutina
J'en ai beaucoup trop.

Amis

Je n'en ai pas.



Voir le profil de l'utilisateur
http://mother-russia.forumactif.com/t360-alexandra-i-ivanova-fea
http://mother-russia.forumactif.com/t360-alexandra-i-ivanova-fea
21/7/2018, 00:34

Les gueules cassées
feat Elena Lavrovna

9 février 1930. C'est le souffle court que la jeune russe ouvrit l'enveloppe cachetée aux armoiries de la maison Ivanov. Le bout des doigts assurés, aucun tremblement n'était visible, le bout de ses ongles craquèrent le sceau en cire carmin. Ses longs doigts fins sortirent avec prudence le parchemin et le déplièrent. Ses iris céruléennes parcoururent les mots si soigneusement calligraphiés. Sa mère, Tatiana, venait de lui annoncer les fiançailles de sa sœur cracmol avec un dernier né d'une famille de sang-purs, un bon sorcier selon ses dires. A la lecture de cette gracieuse nouvelle, les lèvres de la blonde s'étirèrent et dévoilèrent deux rangées de dents parfaitement droites. Enfin une bonne nouvelle, à prendre avec des pincettes car Aleksandra savait pertinemment que ce mariage était arrangé et que Ioulia n'avait pas donné son accord. D'un geste tinté d'amertume, elle jeta le morceau de papier sur la table, sous le regard intrigué de ses voisins de table à l'heure du petit déjeuner. Un soupire vint faire trembler une mèche rebelle devant son visage. Le regard vide, perdu sur la surface de son chocolat chaud encore fumant, la belle semblait perdue dans ses pensées les plus lointaines. La jumelle cracmol avait toujours été une tare dans la famille, une souillure à cacher. Étant de sang-pur mais incapable d'user de la magie, la pauvre avait un avenir peu radieux qui se présentait à elle. Les Ivanov n'accepterait jamais de salir le nom en l'unissant avec un moldu, et aucun sang-pur n'accepterait d'unir sa progéniture à une cracmol. Voilà qui semblait réglé. La dote de la jeune femme devait être assez conséquente pour que cet homme accepte de l'épouser, pensa-t-elle alors que, à l'aveugle, elle se saisit d'un délicieux medovik. Le goût sucré du gâteau la fit redescendre sur terre.

La silhouette délicate de la blonde s'élançait dans les couloirs lumineux de Koldovstoretz, zigzagant entre les premières années qui semblaient perdus au milieu du chemin et les quelques septième années qui eux attendaient l'heure tapante pour aller en cours. Certains se retournaient dans la direction de la Ivanova, soit par crainte soit par admiration, même s'il fallait l'avouer que sa réputation la précédait, même chez les nouveaux venus. Nombreux étaient au courant de ses frasques de jeunesse et de son tempérament de feu. Personne n'osait affronter du regard la terrible tigresse aux crocs acérés, car chacun d'entre-eux la savaient protégée par l'ombre de son paternel à la Douma. Tandis que la jeune femme s'apprêtait à gravir les escaliers qui menaient à l'étage supérieur, son regard s'arrêta pendant un court instant sur le visage d'un élève qui la fixait sans cligner des yeux. Un autre blond. Mince, comment s'appelait-il déjà ? Pavel ? Son esprit lui faisait défaut aujourd'hui. Alors que, pour une fois, la sang-pur préférait ignorer ce regard hautin en détournant son visage du sien, une phrase vint titiller ses oreilles dans tout ce brouhaha. Avait-elle bien entendu ? Aleksandra fit immédiatement volte-face. « Que veux-tu espèce de gueux ? Répète une fois ! » Railla-t-elle sur un ton clairement agressif, les sourcils froncés. La baguette levée dans sa direction, la Sapfir s'apprêta à riposter de façon musclée face à cette attaque frontale. Face à la tournure brutale des événements, les élèves s'éloignèrent de la scène et laissèrent les deux jeunes femmes s'affronter en les encourageant, comme des lions dans une arène.

La scène qui s'en suivie ne fut clairement pas belle à voir. Désarmée par un sortilège bien placé, la sorcière se jeta sur une élève qui s'était interposée pour leur éviter le pire. L'autre élève s'enfuit de la scène, laissant les deux jeunes femmes seules. Séparées par des élèves puis par des professeurs qui rejoignaient leur classe, la Ivanova et la Lavrovna finirent convoquées. Sur le chemin du retour, Aleksandra réussit à se satisfaire de l'énorme hématome sous l’œil de la sorcière qui l'avait empêché de nettoyer cet affront. Elle s'en sortit miraculeusement bien, avec une lèvre fendue et un bleu au niveau des côtes, rien de bien visible. Début d'année et déjà un combat, le dossier scolaire de la Ivanov allait à nouveau s’entacher une énième obscénité. Pour une fois qu'elle n'était pas la cause principale de ses agissements, selon elle. Bref. La sorcière parti rejoindre sa classe avec un mot excusant son retard. Elle alla s'asseoir à sa place, sous le regard sévère de son professeur de Défense contre les Forces du Mal. Ce dernier se contenta de reprendre son cours comme si de rien n'était.

12 février 1930. Sa démarche se faisait lente, son pas mesuré. La blonde déambulait au niveau du couloir principal du deuxième étage, sa longue chevelure blonde était lâchée sur ses épaules, les pans de sa robe écarlate fendaient l'air. Droite et fière, Aleksandra pénétra dans les dortoirs de l'infirmerie, sous le regard intrigué des quelques élèves présents sur leurs lits. Sans leur accorder la moindre attention, la belle traversa la grande pièce pour s'approcher de la porte du bureau principal. D'un coup de pied, elle ouvrit la porte à la volée pour faire face à l'étudiante blonde au coquard. C'est avec les lèvres pincées que Sasha accueillit la phrase d'accueil de l'élève. Un aveugle aurait remarqué la gène dans la voix de l'étudiante. Sans lui répondre, Aleksandra alla s'installer dans le fauteuil qu'on lui indiqua et laissa son interlocutrice continuer son charabia totalement hypocrite, son regard glacial fixait cet hématome en voie de guérison sous son œil. La sorcière s'était mise à son aise, levant ses jambes qu'elle posa sur le rebord du bureau, les bras croisés contre sa poitrine. Les secondes défilaient à un rythme infernal, les deux louves se toisaient, chacune de son côté.. Alors que l'apprentie infirmière avait sorti son dossier médical, Aleksandra baissa ses jambes pour se remettre en place et lui tira son propre dossier des mains, sous le regard probablement médusé de la sorcière. « Mh », se contenta-t-elle de lui répondre. En silence, Aleksandra parcourut les premières pages d'un dossier médical qu'elle n'avait jamais eu l'occasion de lire en détail.

[...] Profil psychologique : noté instabilité du comportement, probablement liée à une souffrance psychologique que la patiente ne souhaite pas verbaliser. Troubles de l'anxiété et tendance à l'hétéroagressivité. [...]

« Alors c'est ça que tu fais pendant ton temps libre ... » Marmonna-t-elle après de longues minutes d'un silence de mort, sans lui accorder la moindre attention visuelle. Lorsque son regard bleu toisa enfin celui de l'élève, celui-ci se fit étonnement plus doux. D'un geste ample, elle jeta son dossier juste devant Elena. « Je ne suis clairement pas blessée, et non je ne me suis pas encore battue ... » Aleksandra s'adossa un peu plus contre le dossier du fauteuil. « Pourquoi t'es-tu interposée ? » Sa voix était froide, cassante, clairement pas en adéquation avec l'expression de son visage qui se muait dans une neutralité dérangeante. « La dernière fois où tu t'es sentie pousser des ailes, tu as laissé l'autre s'échapper, pourquoi ? »






born in ivanov family
Я потерял себя в мире, слишком обширном для такой молодой женщины, как я.
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Sujets similaires
-
» Les gueules cassées [Danny & Pilli]
» Il y a 100 ans, la grande guerre
» Commemoration
» Bras cassé
» Alexandra a 35 ans

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: Deuxième étage :: Infirmerie-
Sauter vers: